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Savoir modéliser pour correctement évaluer

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Pourquoi est-il nécessaire de savoir modéliser pour évaluer une entreprise ?

Dans la vie des affaires, il est fréquent de devoir faire évaluer les titres d’une entreprise. Pour ce faire, les trois principales méthodes à mettre en oeuvre sont :

  • La méthode de l’actif net comptable corrigé, qui valorise l’entreprise par son patrimoine net, dans lequel sont réintégrées les plus ou moins value latente.
  • La méthode des comparables boursiers ou de transactions, qui valorise l’entreprise comparativement aux entreprises comparables dont on connaît la valeur ; soit parce qu’elles sont cotées en bourse, soit parce qu’elles ont récemment fait l’objet d’une transaction.
  • La méthode des DCF (« discounted cash-flow »), qui valorise l’entreprise par la génération de trésorerie que les actionnaires peuvent attendre de cette entreprise.

Si les deux premières méthodes sont relativement simples à mettre en oeuvre, la dernière est plus complexe : elle nécessite l’estimation des flux de trésorerie futurs.

La modélisation : étape préliminaire incontournable à la mise en oeuvre d’une étude d’évaluation par l’approche des DCF

Bien entendu, il n’est pas possible de prévoir avec certitude la valeur des flux de trésorerie. Néanmoins, sur la base d’hypothèses réalistes et documentées, il est possible d’anticiper un scénario d’évolution réaliste et probable : précisément grâce à la modélisation d’entreprise, ou au « business modelling ».

Modéliser une entreprise consiste à créer une maquette de la société cible, permettant de « simuler » la réponse de la société au marché tel qu’il est anticipée par le Management. Pour ce faire, il faut modéliser l’ensemble des flux financiers propres à chaque fonction de l’entreprise, les associer les uns aux autres pour en offrir une vision globale, multi-dimensionnelle et cohérente. En particulier, les flux financiers relatifs aux cash-in et cash-out des fonctions ventes, achats et salaires doivent être correctement appréhendés.

Par exemple, si certains clients bénéficient de clauses particulières, comme des remises sur les volumes commandés,  ou des délais de paiement avantageux, cela doit être pris en compte dans le modèle.  Il en est de même pour l’estimation de la composante variable de certaines rémunérations. Ainsi, tous les contrats doivent être passés au crible, afin d’en retranscrire l’impact sur les flux modélisés.

Les points d’attention

Bien que 95% des problématiques de modélisation peuvent être traitées sous Excel, la modélisation obéit à une démarche rigoureuse. Utilisation de codes couleurs permettant de différencier les valeurs supposées et les valeurs calculées, documentation des hypothèses, mise en place de checks de cohérence et utilisation de formules stables et lisibles, sont autant de bonnes pratiques qu’il est indispensable de savoir mettre en oeuvre rigoureusement pour produire un modèle financier auditable, soit par la personne en charge de la modélisation, soit par les décideurs, soit par un auditeur externe (dans le cadre d’une due diligence ou d’un commissariat aux apports). Ces bonnes pratiques sont présentées dans cet article.

Vous souhaitez réaliser ou faire auditer une modélisation ? Contactez David Soussan de myCommissaire, Commissaire aux comptes à Paris et régulièrement mandaté pour réaliser des évaluations d’entreprises et des commissariat aux apports.